« La fonction formation, au service du développement des compétences des salariés et de la performance de l’entreprise, est à la croisée de nombreux processus. Des évolutions multiples touchent notre écosystème de la formation. La loi du 5 mars 2014 n’est que l’accélérateur de cette mutation », a rappelé Alexis Hluszko, président du Groupement des acteurs et responsables de la formation (Garf), lors des 3èmes Rencontres de son organisation [1], mardi 15 mars.
Il est important, a-t-il insisté, de « repenser la fonction formation au regard de ces mutations, de l’adapter et de la faire évoluer, sous peine de ne plus répondre aux attentes des salariés et de l’entreprise ». Notre système de formation et d’accompagnement professionnel se doit d’ «  être plus contributif, plus collaboratif, plus ouvert et plus agile, en appui à la fois de l’engagement renforcé des salariés individuellement ainsi qu’auprès des employeurs soumis à de nouvelles exigences ». La fonction formation « évolue dans un rôle d’assemblier, d’organisation de ressources internes et externes, présentiel, digital et multimodal ».
Selon Jean Wemaëre, président de la Fédération de la formation professionnelle (FFP), face à cette évolution, « le responsable formation a trois grands challenges à relever » : pédagogique, institutionnel et évolutionnel. Sur le plan pédagogique, il doit innover en prenant en compte les nouvelles formes de travailler et d’acquérir le savoir (digitalisation, transmission immédiate à travers Internet, individualisation, évaluation, partage de connaissances à travers l’apprentissage collaboratif, la “gamification”…). Il a besoin de mieux s’armer qu’il ne l’est aujourd’hui. Sur le plan institutionnel, la fin de l’obligation fiscale plaçant le développement humain au cœur des préoccupations des acteurs, le responsable formation doit changer de posture pour devenir le pivot au sein de la politique RH de son entreprise. Il doit redéfinir sa fonction.